Un peu trop de confiance et d'amour.
__« On se dit, trop souvent, il faut tourner la page. On s'enfuit, bien souvent, en se disant que ce n'est pas de notre âge. On se dit, que pourtant, il en a fallu du courage, qu'on s'ennuie a présent, et que l'amour ça fait des ravages. Mais c'est comme ça, inutile de comprendre, que l'amour des fois, c'est à laisser. »
(pauline - plus à prendre)
--------------------------------
__Nous sommes dans mon appartement, maintenant. Rempli de souvenirs, des bons, et des mauvais, de larmes, de sourires. De tout. Je n'ose même pas regarder les murs, impregnés de la vie de ma mère et moi. Alors, je fixe Tom. Il me regarde, lui aussi. Sans parler, on se jette des coups d'oeils timides. Lui, il est assis contre la fenêtre, et moi, dans un fauteuil. On est tous les deux à l'opposé de l'endroit où est l'autre. Je n'aime pas cette distance. Pourtant, il n'est qu'à quelques mètres, et je peux me rapprocher de lui à n'importe quel moment, mais ... Ce silence me met mal à l'aise. Je voudrais le remercier, mille fois, et plus encore, lui faire comprendre que ce qu'il a fait signifie beaucoup. Mais je me tais, pour ne pas changer de d'habitude.
Tom - Il est quelle heure ?
__Je détourne le regard et vient le poser sur la table basse, devant moi.
Moi - Je... sais pas.
Tom - Bon... Bill ! Qu'est-ce qu'il y a ?! Tu es bizarre, parle ...
__Je ne bouge absolument pas. Si je savais moi-même ce que j'avais, je pourrais lui dire. Mais désolé, je dois faire un effort surhumain pour parler, alors pour correctement penser ... Je ne préfère même pas y songer, tiens. Où est la logique, là-dedans ? Il n'y en a pas, elle n'existe plus chez moi. Et ça fait déjà sacrément longtemps.
Moi - Eh bien, toi non plus, tu ne parles pas.
__J'ai parlé de façon si sèche, qu'on pourrait penser que j'ai quelque chose à lui reprocher. Peut-être qu'il va le croire, lui. Merde, alors ...
__Après un soupir, il sort de la pièce. J'entends ses pas etouffés s'enfoncer dans l'appartement, sans deviner vers où ils le portent. Malgré une légère hésitation, je me lève soudainement, cours à moitié dans mon appartement, et regarde dans toutes les pièces, en le cherchant. Puis je le trouve, enfin. Dans cette chambre; la mienne. Un peu vide, maintenant. Tom, lui, il observe les quelques photos accrochées au mur. Il s'arrête sur une.
Tom, me la désignant du bout des doigts - C'est qui ?
__La photo montre Dereck et moi, dans le parc à coté du lycée, en train de rire bêtement. Je ne me souviens pas de qui l'a prise, ni quand, mais on a l'air heureux. Heureux oui, c'est bien le mot, vu nos visages.
Moi - Dereck, un ami; ou, un ancien ami !
Tom - Ah bon ...
__Son air détaché m'agace. J'étais venu m'excuser, mais bien sûr, il me fait regretter. Je m'approche doucement de lui, et alors qu'on est séparés de quelques centimètres, je pose légèrement ma main sur son bras, sur son sweet si épais.
Moi - Tom ...
__Il tourne enfin les yeux vers moi. Ils sont brillants, amicaux, interrogateurs, froids, profonds ... Tout à la fois, en fait ! C'est problématique avec lui; on ne sait jamais le fond de ses pensées. On ne peut même pas le lire. Mais je reste avec lui. Parce qu'il est le seul à lui aussi, rester avec moi. Je sens les larmes remonter dans ma gorge, pour venir s'échouer sur mes joues. Je fais alors un pas en avant, pose mon front sur l'épaule de Tom, et on reste tous les deux sans bouger. Sans parler aussi, encore une fois. Un silence insoutenable s'impose; toujours.
Tom - Tu sais Bill, je t'aime beaucoup. Mais je ne sais pas si je mérite d'être à tes côtés ...
__Immédiatement, je relève la tête et contemple son visage. Je pourrais mettre ma vie entre ses mains, et je crois qu'il ne le comprend pas.
Moi - Si, parce qu'à toi, je fais confiance.
Tom - Il est quelle heure ?
__Je détourne le regard et vient le poser sur la table basse, devant moi.
Moi - Je... sais pas.
Tom - Bon... Bill ! Qu'est-ce qu'il y a ?! Tu es bizarre, parle ...
__Je ne bouge absolument pas. Si je savais moi-même ce que j'avais, je pourrais lui dire. Mais désolé, je dois faire un effort surhumain pour parler, alors pour correctement penser ... Je ne préfère même pas y songer, tiens. Où est la logique, là-dedans ? Il n'y en a pas, elle n'existe plus chez moi. Et ça fait déjà sacrément longtemps.
Moi - Eh bien, toi non plus, tu ne parles pas.
__J'ai parlé de façon si sèche, qu'on pourrait penser que j'ai quelque chose à lui reprocher. Peut-être qu'il va le croire, lui. Merde, alors ...
__Après un soupir, il sort de la pièce. J'entends ses pas etouffés s'enfoncer dans l'appartement, sans deviner vers où ils le portent. Malgré une légère hésitation, je me lève soudainement, cours à moitié dans mon appartement, et regarde dans toutes les pièces, en le cherchant. Puis je le trouve, enfin. Dans cette chambre; la mienne. Un peu vide, maintenant. Tom, lui, il observe les quelques photos accrochées au mur. Il s'arrête sur une.
Tom, me la désignant du bout des doigts - C'est qui ?
__La photo montre Dereck et moi, dans le parc à coté du lycée, en train de rire bêtement. Je ne me souviens pas de qui l'a prise, ni quand, mais on a l'air heureux. Heureux oui, c'est bien le mot, vu nos visages.
Moi - Dereck, un ami; ou, un ancien ami !
Tom - Ah bon ...
__Son air détaché m'agace. J'étais venu m'excuser, mais bien sûr, il me fait regretter. Je m'approche doucement de lui, et alors qu'on est séparés de quelques centimètres, je pose légèrement ma main sur son bras, sur son sweet si épais.
Moi - Tom ...
__Il tourne enfin les yeux vers moi. Ils sont brillants, amicaux, interrogateurs, froids, profonds ... Tout à la fois, en fait ! C'est problématique avec lui; on ne sait jamais le fond de ses pensées. On ne peut même pas le lire. Mais je reste avec lui. Parce qu'il est le seul à lui aussi, rester avec moi. Je sens les larmes remonter dans ma gorge, pour venir s'échouer sur mes joues. Je fais alors un pas en avant, pose mon front sur l'épaule de Tom, et on reste tous les deux sans bouger. Sans parler aussi, encore une fois. Un silence insoutenable s'impose; toujours.
Tom - Tu sais Bill, je t'aime beaucoup. Mais je ne sais pas si je mérite d'être à tes côtés ...
__Immédiatement, je relève la tête et contemple son visage. Je pourrais mettre ma vie entre ses mains, et je crois qu'il ne le comprend pas.
Moi - Si, parce qu'à toi, je fais confiance.
(...)
__Voilà sept jours que nous sommes rentrés à Loitsche. La vie est redevenue normale, enfin, banale plutôt. Ou presque. Déjà, en revenant, Simone m'a fait une scène pas possible. Je la comprends un peu, quand même, elle s'est inquietée - Tom m'a raccompagné au milieu de la nuit - , mais elle aurait pu éviter de me... Gifler. Je ne sais pas si c'est la meilleure façon de tisser des liens avec moi. Mais tant pis, pour elle, pour moi, pour nous. Sinon, avec Nathan, son mari, rien ne va mieux. Je l'évite comme il faut, ayant toujours la peur au ventre que l'envie de m'en coller une lui prenne. Mais je crois que pour le moment, je m'en sors plutôt bien. Jusque ici, rien n'est catastrophique. Rien, dans le "domaine familiale" . Ce qui m'a détruit de l'intérieur, c'est de voir que, la journée qui a suivi notre escapade, Tom a complètement changé de comportement vis-à-vis de moi. Malgré ce qu'il m'a dit, et ce que je lui ai dit, et bien, il ne m'adresse plus la parole. Il détourne le regard dès que je lui jette un coup d'oeil, ou s'enfuit en faisant mine de courrir après quelqu'un lorsque je décide d'aller chercher des expliquations auprès de lui. J'aimerais tellement comprendre son comportement ... Au début, je me disais que ce n'était que passager, mais ça fait sept jours que ça dure, et je n'en peux plus. Je me rends vraiment compte qu'il n'y avait que lui qui me retenait dans ce village. Sinon, je me serais déjà barré ailleurs. Et il me retient toujours, encore plus avec sa haine. J'ai mal de son ignorance. Ses paroles étaient sûrement fausses, menteuses, mais pas les miennes. Je ne comprends PAS comment LUI ne peut pas comprendre ça. Pourquoi il a décidé de me briser en milles morceaux, en petites miettes qu'on balance ensuite dans le vent, pour qu'elles s'éparpillent un peu partout, avant de se faire piétiner. Et c'est lui qui me piétine. Un peu plus tous les jours, il m'enfonce dans le sol. A chaque fois, je me dis que je ne pourrais pas aller plus bas. Mais voilà, il me prouve le jour suivant que je me trompe. En fait, il est en train de m'achever, pour pouvoir me tuer plus facilement après.
__" Toujours cette peur au ventre, de devenir si proche avec quelqu'un, que le moindre problème avec cette personne vous anéantit " . Et voilà, il m'a eu. Pourtant, je ne peux pas éteindre cette petite voix, qui résonne sans cesse dans ma tête, en disant " Je l'aime, quand même " . Parce qu'en plus, cette petite voix, je crois que c'est celle du coeur. Alors, elle ne va pas s'arrêter tout de suite. J'ai un peu peur du futur, là, maintenant, tout de suite. & SI JE L'AIME, C'EST PIRE QUE TOUT. Je ne sais même pas depuis quand c'est comme ça. " On ne se rend compte de l'importance d'une personne que lorsqu'on la perd " ; je crois que c'est vrai. Malheureusement, je préfèrerais le détester, maintenant ...
__" Toujours cette peur au ventre, de devenir si proche avec quelqu'un, que le moindre problème avec cette personne vous anéantit " . Et voilà, il m'a eu. Pourtant, je ne peux pas éteindre cette petite voix, qui résonne sans cesse dans ma tête, en disant " Je l'aime, quand même " . Parce qu'en plus, cette petite voix, je crois que c'est celle du coeur. Alors, elle ne va pas s'arrêter tout de suite. J'ai un peu peur du futur, là, maintenant, tout de suite. & SI JE L'AIME, C'EST PIRE QUE TOUT. Je ne sais même pas depuis quand c'est comme ça. " On ne se rend compte de l'importance d'une personne que lorsqu'on la perd " ; je crois que c'est vrai. Malheureusement, je préfèrerais le détester, maintenant ...
____________
chapitre 13 > Fin.
Heup les gens, si vous ne laissez pas de commentaires,
je ne peux pas deviner si vous êtes passés lire, ou non ><'
chapitre 13 > Fin.
Heup les gens, si vous ne laissez pas de commentaires,
je ne peux pas deviner si vous êtes passés lire, ou non ><'