Chapitre 13.

Chapitre 13.
Un peu trop de confiance et d'amour.



__« On se dit, trop souvent, il faut tourner la page. On s'enfuit, bien souvent, en se disant que ce n'est pas de notre âge. On se dit, que pourtant, il en a fallu du courage, qu'on s'ennuie a présent, et que l'amour ça fait des ravages. Mais c'est comme ça, inutile de comprendre, que l'amour des fois, c'est à laisser. »
(pauline - plus à prendre)

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__Nous sommes dans mon appartement, maintenant. Rempli de souvenirs, des bons, et des mauvais, de larmes, de sourires. De tout. Je n'ose même pas regarder les murs, impregnés de la vie de ma mère et moi. Alors, je fixe Tom. Il me regarde, lui aussi. Sans parler, on se jette des coups d'oeils timides. Lui, il est assis contre la fenêtre, et moi, dans un fauteuil. On est tous les deux à l'opposé de l'endroit où est l'autre. Je n'aime pas cette distance. Pourtant, il n'est qu'à quelques mètres, et je peux me rapprocher de lui à n'importe quel moment, mais ... Ce silence me met mal à l'aise. Je voudrais le remercier, mille fois, et plus encore, lui faire comprendre que ce qu'il a fait signifie beaucoup. Mais je me tais, pour ne pas changer de d'habitude.

Tom - Il est quelle heure ?

__Je détourne le regard et vient le poser sur la table basse, devant moi.

Moi - Je... sais pas.
Tom - Bon... Bill ! Qu'est-ce qu'il y a ?! Tu es bizarre, parle ...

__Je ne bouge absolument pas. Si je savais moi-même ce que j'avais, je pourrais lui dire. Mais désolé, je dois faire un effort surhumain pour parler, alors pour correctement penser ... Je ne préfère même pas y songer, tiens. Où est la logique, là-dedans ? Il n'y en a pas, elle n'existe plus chez moi. Et ça fait déjà sacrément longtemps.

Moi - Eh bien, toi non plus, tu ne parles pas.

__J'ai parlé de façon si sèche, qu'on pourrait penser que j'ai quelque chose à lui reprocher. Peut-être qu'il va le croire, lui. Merde, alors ...
__Après un soupir, il sort de la pièce. J'entends ses pas etouffés s'enfoncer dans l'appartement, sans deviner vers où ils le portent. Malgré une légère hésitation, je me lève soudainement, cours à moitié dans mon appartement, et regarde dans toutes les pièces, en le cherchant. Puis je le trouve, enfin. Dans cette chambre; la mienne. Un peu vide, maintenant. Tom, lui, il observe les quelques photos accrochées au mur. Il s'arrête sur une.

Tom, me la désignant du bout des doigts - C'est qui ?

__La photo montre Dereck et moi, dans le parc à coté du lycée, en train de rire bêtement. Je ne me souviens pas de qui l'a prise, ni quand, mais on a l'air heureux. Heureux oui, c'est bien le mot, vu nos visages.

Moi - Dereck, un ami; ou, un ancien ami !
Tom - Ah bon ...

__Son air détaché m'agace. J'étais venu m'excuser, mais bien sûr, il me fait regretter. Je m'approche doucement de lui, et alors qu'on est séparés de quelques centimètres, je pose légèrement ma main sur son bras, sur son sweet si épais.

Moi - Tom ...

__Il tourne enfin les yeux vers moi. Ils sont brillants, amicaux, interrogateurs, froids, profonds ... Tout à la fois, en fait ! C'est problématique avec lui; on ne sait jamais le fond de ses pensées. On ne peut même pas le lire. Mais je reste avec lui. Parce qu'il est le seul à lui aussi, rester avec moi. Je sens les larmes remonter dans ma gorge, pour venir s'échouer sur mes joues. Je fais alors un pas en avant, pose mon front sur l'épaule de Tom, et on reste tous les deux sans bouger. Sans parler aussi, encore une fois. Un silence insoutenable s'impose; toujours.

Tom - Tu sais Bill, je t'aime beaucoup. Mais je ne sais pas si je mérite d'être à tes côtés ...

__Immédiatement, je relève la tête et contemple son visage. Je pourrais mettre ma vie entre ses mains, et je crois qu'il ne le comprend pas.

Moi - Si, parce qu'à toi, je fais confiance.


(...)



__Voilà sept jours que nous sommes rentrés à Loitsche. La vie est redevenue normale, enfin, banale plutôt. Ou presque. Déjà, en revenant, Simone m'a fait une scène pas possible. Je la comprends un peu, quand même, elle s'est inquietée - Tom m'a raccompagné au milieu de la nuit - , mais elle aurait pu éviter de me... Gifler. Je ne sais pas si c'est la meilleure façon de tisser des liens avec moi. Mais tant pis, pour elle, pour moi, pour nous. Sinon, avec Nathan, son mari, rien ne va mieux. Je l'évite comme il faut, ayant toujours la peur au ventre que l'envie de m'en coller une lui prenne. Mais je crois que pour le moment, je m'en sors plutôt bien. Jusque ici, rien n'est catastrophique. Rien, dans le "domaine familiale" . Ce qui m'a détruit de l'intérieur, c'est de voir que, la journée qui a suivi notre escapade, Tom a complètement changé de comportement vis-à-vis de moi. Malgré ce qu'il m'a dit, et ce que je lui ai dit, et bien, il ne m'adresse plus la parole. Il détourne le regard dès que je lui jette un coup d'oeil, ou s'enfuit en faisant mine de courrir après quelqu'un lorsque je décide d'aller chercher des expliquations auprès de lui. J'aimerais tellement comprendre son comportement ... Au début, je me disais que ce n'était que passager, mais ça fait sept jours que ça dure, et je n'en peux plus. Je me rends vraiment compte qu'il n'y avait que lui qui me retenait dans ce village. Sinon, je me serais déjà barré ailleurs. Et il me retient toujours, encore plus avec sa haine. J'ai mal de son ignorance. Ses paroles étaient sûrement fausses, menteuses, mais pas les miennes. Je ne comprends PAS comment LUI ne peut pas comprendre ça. Pourquoi il a décidé de me briser en milles morceaux, en petites miettes qu'on balance ensuite dans le vent, pour qu'elles s'éparpillent un peu partout, avant de se faire piétiner. Et c'est lui qui me piétine. Un peu plus tous les jours, il m'enfonce dans le sol. A chaque fois, je me dis que je ne pourrais pas aller plus bas. Mais voilà, il me prouve le jour suivant que je me trompe. En fait, il est en train de m'achever, pour pouvoir me tuer plus facilement après.
__" Toujours cette peur au ventre, de devenir si proche avec quelqu'un, que le moindre problème avec cette personne vous anéantit " . Et voilà, il m'a eu. Pourtant, je ne peux pas éteindre cette petite voix, qui résonne sans cesse dans ma tête, en disant " Je l'aime, quand même " . Parce qu'en plus, cette petite voix, je crois que c'est celle du coeur. Alors, elle ne va pas s'arrêter tout de suite. J'ai un peu peur du futur, là, maintenant, tout de suite. & SI JE L'AIME, C'EST PIRE QUE TOUT. Je ne sais même pas depuis quand c'est comme ça. " On ne se rend compte de l'importance d'une personne que lorsqu'on la perd " ; je crois que c'est vrai. Malheureusement, je préfèrerais le détester, maintenant ...

____________

chapitre 13 > Fin.


Heup les gens, si vous ne laissez pas de commentaires,
je ne peux pas deviner si vous êtes passés lire, ou non ><'

# Posté le jeudi 24 juillet 2008 12:32

Modifié le samedi 26 juillet 2008 17:46

Chapitre 14.

Chapitre 14.
Vorbei.



__Essayer de comprendre. Essayer de savoir. Essayer d'oublier. Essayer de détester, sinon. Essayer de fuir, essayer de tout arrêter. Essayer de rire. Essayer d'effacer. Alors qu'au final, plus on souffre, plus on aime. Notre coeur est un grand malade.

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__Après une journée de cours démoralisante, encore une fois, je rentre à la maison. Et à ma grande surprise, une enveloppe m'attend sur mon lit. Mon coeur fait quelques bonds dans ma poitrine, mais à peine la lettre depliée, l'espoir redescend. Je suis invité à une fête, qui a lieu ce soir. De quelqu'un que je ne connais pas. Des fois, des gens vous saluent alors que vous ne les avez jamais vu de votre vie, mais ça, c'est le comble. Et puis, après tout ... J'irai. Moi aussi, j'ai le droit de me changer les idées des fois.

(...)

__La fête bat son plein, et la musique est tellement forte que j'en viens à me demander si les voisins n'iraient pas appeler la police pour tappage nocturne. Il est 2:00 !
__J'observe d'un regard amer les gens qui flirtent entre eux, qui dansent, et tout ça, en posant violemment mon verre de bière sur la table, devant moi. Je ne sais pas combien j'en ai bu depuis le début de la soirée, mais je me sens toujours aussi sobre qu'en arrivant ... C'est peut-être à cause de lui. Lui, qui me rend dingue, à toucher presque chaque fille qui l'approche un peu trop. Je me dis que je les hais, mais la seconde suivant, je me rétorque " ce n'est pas vraiment leur faute, à elles ..." . Et puis d'abord, je ne vois pas pourquoi je bouillonne de l'intérieur, comme ça ! Tom ne m'appartient pas, et encore moins sur "ce plan" . Mais, à chaque fois qu'il remarque que je l'observe, il va capturer les lèvres de sa partenaire et s'en suit tout plein de baisers plus longs les uns que les autres. Je ne comprends pas à quoi il joue, encore ce soir. Mais au moins, avec l'alcool, je ne crève pas de douleur. C'est un bon avantage.
__Puis, il y a ce verre de trop. Avec cette fille de trop, aussi. Qu'il colle contre lui, pour danser, posant sa main dans son dos, bien trop bas à mon goût, et qu'il finit par embrasser si passionnément que j'en pète les plombs. CA, c'était TROP. Je me lève de mon siège, fais tomber mon verre au sol, dans un fracas bruyant. Certains visages se mettent à me fixer étrangement. Mais pas le sien. Il continue, avec elle.
__Je me précipite dehors et me fraie un passage au milieu de tous ces gens qui m'étouffent. Quelques-uns me demandent si je pars, je ne réponds pas, par peur de ne pouvoir que cracher des larmes, qui commencent à ramener leur fraise. Je claque la porte derrière moi, cours un peu plus devant la maison et explose en sanglots lorsque je me mets à aspirer profondemment un bol d'air. D'accord, j'ai peut-être un peu trop bu. Mais d'abord, c'est de sa faute. Je ne supporte plus de le sentir si loin, avec tous ces gens, sans m'adresser un seul mot ou regard, de le voir m'ignorer constamment. Mon coeur se froisse dès qu'il me frôle en faisant comme si lui et moi n'étions que de parfaits étrangers. Tout ça me fait mal. Cette douleur est insupportable. Et elle est si profonde qu'elle s'ancre dans ma chair, pour y laisser le prénom de Tom en trois lettres d'or et d'argent. Impossible d'effacer ce mec, maintenant. Déjà, en si peu de temps, il m'a appris à oublier l'inoubliable, mais pour l'oublier lui, c'est bien trop tard, bien trop dur pour moi, même. Mais j'aurai un peu de mal à pardonner l'impardonnable de toute façon, je pense.
__Moi, tout ce que je demandais, c'était des sourires, des regards. Juste dans ma direction. Qu'il me montre que j'existe, à ses yeux. Que je suis quelque chose. Et sans avoir rien fait, j'ai la désagréable impression de l'avoir perdu. C'est pire que jamais, parce que je croyais qu'on avait fait un, lorsqu'il me tenait tendrement la main. On a fait un, dans mes pleurs. Et j'ai cette putain d'impression de mettre fait avoir depuis le début. Tout ce qu'il a fait jusqu'ici n'était qu'un grand mensonge ? Il m'a pourtant redonné un sourire et une raison de vivre. Une raison de vivre ? Lui, ce n'est pas si compliqué. Ca peut sembler bête et vraiment rapide, mais voilà, c'est comme ça. Même si avant de le rencontrer, maman était là, et bien, avant de le rencontrer, je n'étais rien. Parce qu'il est mon TOUT. Celui qui manquait tant à ma terne de vie. Mais il m'a abandonné si vite, sans remords. Où est le Tom qui m'a dit "n'oublie pas, je suis là, pour toi" ?

? - Bill ?

__Anéanti par ce flot de larmes, je ne prends même pas la peine de me retourner. C'est sa voix, je le sais et la reconnaîs. Entre deux larmes roulant le long de mon visage, je respire faibrilement.

Moi - Quoi ?
Tom - Tu pleures ?

__Je prends un air mi-agacé, mi-enervé, au milieu de tous mes pleurs incessant.

Moi - Non, je suis explosé de rire, mais ça ne se voit pas ?

__J'entends ses quelques pas derrière. Il se rapproche de plus en plus de moi, pour finir devant mon corps inerte, en plantant ses deux grands yeux chocolats au fond des miens. C'est le plus beau. Le plus con, aussi, parallèlement.

Tom - Question idiote, en effet ...

__Son ton est si calme, si doux, qu'on dirait un enfant sur qui on crit pour avoir fait des bêtises. Ayant marre de tout garder pour moi, je me lève brusquement, l'écarte de moi et me met à crier, malgré l'heure et ma faiblesse.

Moi - T'es dégueulasse Tom ! Depuis huit jours, je me bouffe de l'intérieur pour toi, TU me tues, sans tes regards et tes sourires ! T'es comme les autres en fait ! Tu prends, et tu jettes, mais PUTAIN !

__Il me regarde avec deux yeux appeurés, sans vraiment comprendre. Ou alors, si. Je n'ai pas fini de parler, en fait, et pourtant il se lève, attrape mes bras avec ses mains sans hésiter, pour pas que je lui colle une baffe. Je continue de pleurer, mais cette fois, c'est de rage. Il me tire vers lui et me resserre contre son torse. Des pulsations bousillent mon coeur; j'ai si mal de lui ! Tuez-moi, achevez-moi, je n'en peux plus. J'entends son coeur battre, le silence règne autour, et certains de ses doigts viennent se poser doucement dans ma nuque. Je m'aggripe des deux mains à son T-shirt et me laisse tomber à terre, en l'emmenant avec moi. Je suis recroquevillé dans ses bras, en faisant une sale crise de nerfs. Ces cons me lâchent vraiment au mauvais moment. J'aurais pû tapper sur Tom, j'aurais pû l'insulter de tous les noms, mais pleurer contre lui me suffit. Il m'écoute, et finit par m'écarter légèrement de son corps.

Tom - Ne cherche pas à comprendre ... Tu es ce que tu es, je suis ce que je suis. On ne peut pas rester ensemble, Bill. C'est pour toi, que je dis ça.

__Ces paroles m'envoient tout droit dans un trou, sans fond. C'est la chute libre. Il lit dans mon coeur, et pourtant je ne comprends pas ce qu'il dit. C'est confus dans ma tête, tout est trouble.

Tom - Si tu restes avec moi encore, je vais te pourrir. Comprends-moi ...
Moi - NON, je ne te comprends pas ! Sans toi, je pourris déjà ! Si tu me laisses, je vais crever Tom ! Tu ne peux pas me détruire plus que je le suis déjà, sans toi ...

__Et je continue de pleurer lamentablement. Je pourrais supplier le ciel d'arrêter, je n'y arriverai même pas. Ca coule trop, et tout seul.

Moi - Tu m'as ... Aidé, sauvé, je ne peux plus rien sans toi, merde Tom ! Ne me lâche pas ! Pas maintenant ...
Tom - Arrête ça. On a chacun notre vie, je ne veux pas te détruire, tu le sais très bien.
Moi - TU AURAIS DÛ Y PENSER AVANT ! Tu me fais mal, et tu continueras sans cesse si tu pars ! Si tu décides de fuir définitivement ma vie, alors là, je pourrais te le dire : Tu m'as appris à adorer le detestable ! Par conséquent, TOI !

__Deux lueurs dans ses yeux remontent jusqu'aux miens. Les mots doivent lui échapper, probablement. J'ai tout perdu, ce soir, de toute façon. Alors autant aller au fond du gouffre maintenant. Comme ça, j'y serai déjà et je n'aurai plus de mauvaises surprises.

Moi - T'étais le seul pour moi, ici ...
Tom - Je suis... Désolé.

__Sur ces mots, il se relève faibrilement. Je pourrais m'agripper à lui, me mettre à genoux et le supplier, mais je reste au sol, anéanti par tout ce qu'il m'a dit. Je ne peux même plus le regarder en face. Je le déteste autant que je l'aime. Je l'entends ensuite rentrer à l'intérieur de la maison. Ma gorge, mes poumons, mon coeur, se serrent. J'étouffe, ici. Il fait horriblement froid, et j'étouffe. J'aurai voulu me retourner pour me jeter au creux de ses bras. Mais c'est fini. Il est déjà parti ...

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chapitre 14 > Fin.


Heeeeey ! Je pars en vacances lundi ... Jusqu'au 30/08, ce qui fait beaucoup de temps !
Je ne vais malheureusement pas pouvoir poster, vraiment désolée de vous laisser sur un
chapitre pareil... Mais je vais écrire pendant les vacances, pour pouvoir mettre le chap.15
dès mon retour ! Bonnes vacances, et restez fidèle à cette fiction xp &merci pour tout ...

ps: je rassure tout le monde; là, je sais tout à fait ce que je fais de cette fiction.

# Posté le samedi 26 juillet 2008 17:02

Modifié le samedi 02 août 2008 11:53

Chapitre 15.

Chapitre 15.
On verra.


__On dit que c'est dûr d'aimer. Je crois que j'ai compris. Déjà, certaines personnes subissent la difficulté de s'avouer leurs propres sentiments; ça veut dire : se voiler la face. D'autres, ont peur d'aimer. A cause de vieilles trahisons, ou de tous les malheurs qu'ils pourraient leur arriver en couple. Qui finalement, n'arriveront peut-être jamais. Je ne suis dans aucun de ces deux cas. Je n'ai pas la peur d'aimer, et je ne me voile pas la face. Moi, j'ai peur de la personne que j'aime. Peur qu'il me refasse mal. Autant qu'il l'a déjà fait. Peut-être qu'un jour, je m'en sortirai de ce bordel amoureux. Peut-être ...

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__Je me réveille dans un sursaut et m'asseois au milieu des draps, tout en fixant bêtement le mur blanc en face de moi. De ma chambre. Je ressens une violente douleur dans ma tête. Puis ma soirée me revient à l'esprit. Pas toute la soirée... Juste la fin. En même temps que ma tête, mon coeur me fait mal. Je secoue vivement le visage, pour tenter de me remettre de tout ça. Mais je la sens encore, cette petite douleur, dans le fond de mon coeur. Je ferme lentement les yeux. J'aimerais tellement tout oublier. Lui. Tom... Tom. Son prénom, son visage, sa voix, son sourire, ses yeux, et tout le reste, me colle à la peau. Pourtant, il a été odieux. Horrible. Cruel. Comme si son coeur avait disparu.... Peut-être n'en-a-t-il jamais eu, en fait. Mais, je l'aime. Il semblerait. Quelle merde ... Je retombe à plein ventre violemment sur mon matelas, et viens enfouir ma tête dans le fond de mon oreiller, en essayant de soupirer. Je me sens si mal. Comme si je m'étais inscrit la douleur au fer, quelque part en moi. J'ai l'impression que ça ne me quittera pas. Que, quoi que je fasse, je sentirai toujours un affreuse douleur au fond de moi. de mon âme. TOM ! Qu'est-ce qu'il fait ? A qui parle-t-il ? Est-ce qu'il a pensé à moi, depuis hier soir ? Je suis rentré tellement lentement. Je me traînais. Comme un cadavre qui marche. Détruit, j'étais détruit de l'intérieur. Je me suis repassé la scène en boucle, dans ma tête, en avancant dans l'obscurité des rues. En boucle, de quoi devenir fou. Et je me suis jeté au fond de mon lit. En m'endormant, j'ai oublié. En me réveillant, je me suis souvenu. Les premières secondes étaient légères, démunies de tout. Tout ...
ou plutôt, démunies de lui.

__Je ne sais pas ce que je vais faire de cette journée. Je n'ose même plus sortir. Par peur. Une peur qui me bouffe de l'intérieur. Peur de le voir. Je sens mes paupières si lourdes, lourdes, lourdes ... Et mon coeur, aussi. Peu importe les cours ... Je ne veux pas y aller. Pas aujourd'hui. Peut-être demain ...

This.is.the.way.you.left.me.

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chapitre 15 > Fin.


Alors. Je sais que c'est très court, pas la peine de me le dire. Mais c'est fait exprès.
J'ai préféré plonger ce chapitre dans la souffrance que ressent Bill. L'impregner de celle-ci ...
Et pour insister là dessus, je ne voulais d'autres choses dans ce chapitre.
Et un chapitre qui fait 3 mètres de long, rempli de blabla,
c'est ennuyeux, je trouve :)

# Posté le mercredi 03 septembre 2008 13:24

Modifié le vendredi 05 septembre 2008 15:21

Chapitre 16.

Chapitre 16.
Certains moments ont un goût d'éternité.
__
__Le téléphone sonne. Je sors doucement la tête de sous ma couverture. Ca fait cinq heures que je comate dans mon lit. Je ne pense à rien, j'oublie tout. J'essaye de faire table rase de ce qui me fait mal. A vrai dire, je ne crois pas que je devrais faire ça de cette façon. Je n'ai ni la force, ni l'envie de bouger. Mais le téléphone sonne, maintenant. Je suis seul dans la maison. Je ne sais même pas pourquoi. Le temps est suspendu. Je m'échappe dans la chaleur de mon lit, je me tire de cette réalité qui m'envahit dès que je reste trop longtemps debout. Mon oreiller me réconforte, malgré le nombre de larmes incessantes qui a dû couler et glisser dans ses fibres depuis tout à l'heure. Je suis achevé. Mais, je vais me lever, et décrocher ce putain de téléphone qui me casse les oreilles.
__Après être descendu, enveloppé dans mon énorme couette, je décroche et sens ma bouche pateuse tout en remarquant la sécheresse de ma gorge. Comme si je me laissais aller.

Moi - Allo ?
? - ...Bill ?

__Torture de l'âme, mon coeur vient cogner contre ma poitrine. Pointe de regret d'être descendu, de m'être remis debout. Tom est ignoble.

Moi - Qu'est-ce que tu veux ? Je n'ai rien à te dire, laisse moi tranquille !
Tom - Je m'inquiètais pour toi, de ne pas te voir au lycée ... Tu ne m'en veux pas pour ça, quand même ! J'avais peur que tu aies fait une bêtise ...
Moi - Tu n'en vaux absolument pas la peine, je te rassure. Donc, pas la peine de t'inquiéter pour moi.
Tom - Désolé, mais tu ne pourras pas m'en empêcher. Ni toi, ni moi. C'est comme cette fameuse phrase ...
Moi - Comment ?
Tom - On n'empêche pas un coeur d'aimer, non?
Moi - Qu...

__Des pleurs viennent chatouiller mes yeux. Je raccroche violemment le combiné et me laisse tomber à terre. De lourdes larmes roulent sur mes joues blanches. Je me jette un regard dans le miroir. Pitoyable, je ne suis que ça. On peut aussi bien m'appeller Bill Kaulitz, que Bill le pitoyable. Mon visage est livide, mes cheveux sont saccagés par des épis, mes yeux ne sont pas démaquillés d'hier soir, et deux traits noirs glissent sur mon visage. Tom ravage mon coeur, et me ravage tout court. Il serait temps que je me reprenne. Je ne pourrai pas continuer bien longtemps, si je fonce tout droit dans cette direction.


(...)


__La cloche résonne dans toute la cour, les élèves sortent comme des furis du lycée dans un brouhaha insupportable. Je ne sais pas vraiment ce que je fais là; ou pourquoi. Je sais juste que, j'attends Tom. Ce que je vais lui dire, ce que je vais faire... Je n'en ai aucune idée. Je pourrais peut-être lui cracher des " je t'aime " au visage, ou lui cracher des insultes. Mais ça serait tellement, tellement maladroit. Premièrement, je ne peux pas lui dire que je l'aime. Parce que ça le prendrait de court. Il ne sait, comprends pas. Pour lui, je ne le considère que comme un ami. Ami, très proche. Et les insultes... Je préfère juste m'expliquer avec lui, une bonne fois pour toutes. Il ne m'aura pas cette fois, il n'aura pas mes larmes, il bénéficiera juste de ma haine. Mes mains plongées au fond des poches, je trippote nerveusement mes clés ou des bouts de papier. Je reconnaîs quelques élèves de ma classe, qui me regardent étrangement, mais aucun ne vient me voir, à mon grand réconfort. Puis mon regard glisse sur le sol, avant de se poser sur un bas de pantalon très large. Alors, je devine. Je remarque une paire de chaussures à talons aiguilles à coté. Avant de relever les yeux, j'espère; j'espère de tout coeur que cette fille ne marche pas à ses cotés. Qu'elle n'a donc pas le droit à un de ses sourires d'ange. Qu'elle n'a pas le droit à ses paroles. BORDEL ! Mon regard se faufile jusqu'à son visage. Il arbore un grand sourire, et il parle, à deux ou trois personnes, dont la jeune fille fait partie. Ses yeux finissent, d'une manière ou d'une autre, par croiser les miens. Alors son sourire s'efface. Il se penche vers ses amis, leur murmure quelque chose, et se dirige seul et droit vers moi, semblant décontracté.

Tom - Je ne ... Te comprends vraiment pas, Bill. Qu'est-ce que tu fous là ?
Moi - Merci de l'accueil, franchement. Mais en attendant, c'est toi qui m'a appellé tout à l'heure, alors que tu m'as dit hier soir qu'on ne devait plus se voir.

__Il m'attrape soudainement l'avant-bras et me tire je ne sais trop où. Sa détermination est si forte qu'il commence à me faire peur. On se retrouve soudain dans une rue proche de notre lycée, pas très peuplée. Je regarde autour et remarque du coin de l'oeil que Tom s'approche de moi. Je sens deux pressions sur mes épaules, avant que mon dos vienne tapper un mur de béton. Tom appuie ses deux mains sur le mur, à chaque coté de mon cou et penche son visage vers moi. Son nez effleure le mien, j'en frissone. Pris dans un élan, je pose ma main sur sa nuque. Je ferme les yeux, et à ma plus grande surprise, je sens son visage se frotter contre le bord de ma joue. Ses lèvres s'installent dans mon cou. Sous la surprise, j'ouvre grand mes deux yeux, en fixant le vide, avant de les refermer. Je ne comprends pas ce qu'il se passe, mais peu importe. Après quelques baisers dans le cou, Tom pose son front contre le mien, et accroche ses yeux au fond de mon regard.

Tom, murmurant - Comment tu veux que je fasse, si tout me ramène à toi ...

__Une de ses mains se pose doucement dans le bas de mon dos et l'autre vient se mettre sur ma nuque. Ma bouche inférieure tremble doucement, et Tom me sourit tendrement.

Tom - Il faut bien que je m'y fasse. Bill, je crois que ...
Bill - Je t'aime.

__Je m'agrippe à son dos, comme si j'avais peur de le voir filer d'entre mes bras, et je le serre follement contre moi. C'est ça en fait, la vérité. Je l'aime à en mourrir. Tom resserre son étreinte de toutes ses forces; c'est comme si tous les deux, de cette façon, on pouvait tout vaincre.

Tom - Tu m'as ôté les mots de la bouche, idiot.

__Je rigole légèrement, recule ma tête et la mets en face de son propre visage. Sa bouche s'applique finalement sur mes lèvres, et je sens très vite les siennes s'entrouvrir. Je me laisse porter par sa douceur, avant de venir répondre à son baiser. Nos deux langues se mélangent, se caressent. J'ai finalement, oublié tout ce que je voulais lui dire, remballé ma haine et ressortis mon amour.

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chapitre 16 > Fin.


Je suis déçue de ma façon d'écrire ce chapitre.
Pour la scène de leur "premier baiser",
j'aurai dû/pu faire mieux.

# Posté le mercredi 17 septembre 2008 07:10

Modifié le jeudi 18 septembre 2008 13:30

Manque de temps pour écrire. Et puis quand je suis sur l'ordi,
je ne pense pas automatiquement à "save-myheart" .
Mais ça viendra! Désolée ...


EDIT 03/12 :

D'accord, ce que je fais est impardonnable; je laisse cette histoire en plan ...
Mais pour le moment, je suis un peu à coté de la plaque niveau fiction; veuillez m'excuser.
Mais je n'arrête pas. Je continuerai cette fiction. Un jour.

# Posté le mercredi 01 octobre 2008 13:21

Modifié le mercredi 03 décembre 2008 08:33